Publications et travaux de recherche

A. Acquisition, apprentissage et enseignement de la prononciation des langues étrangères et secondes

a) Perception et production des voyelles et des consonnes

b) Prosodie

c) Prosodie et segmental

B. Autres travaux en phonétique et linguistique

a) Phonétique et phonologie du japonais, didactique du japonais

b) Perception inter-langue

c) Phonétique et phonologie du salentin (Pouilles)

d) Sociolinguistique



A. Acquisition, apprentissage et enseignement de la prononciation des langues étrangères et secondes

a) Perception et production des voyelles et des consonnes

- publications

T. Kamiyama (2010). Perception de vocoïdes postérieurs fermés synthétisés : l'effet de la configuration labiale et de la position de la langue sur les auditeurs francophones et japonophones. Actes des XXVIIIèmes Journées d'étude sur la Parole, Mons, mai 2010, p. 297-300.

T. Kamiyama, J. Vaissière (2009). Perception and production of French close and close-mid rounded vowels by Japanese-speaking learners. In Dommergues, J.-Y. (ed), Revue AILE ... Lia 2, p. 9-41. (résumé en français et en anglais)

T. Kamiyama (2009). Acoustic similarities between front rounded and back unrounded vowels as evidenced by French /ø/ and /u/ produced by Japanese-speaking learners. Journal of the Acoustical Society of America 125(4), p. 2756, avril 2009.

M.-C. Tremblay, T. Kamiyama (2009). Perception of second-language (L2) production by first-language (L1) speakers of different dialectal backgrounds: The case of Japanese-speaking learners' /u/ perceived by French and Quebec native speakers Journal of the Acoustical Society of America 125(4), p. 2776, avril 2009.

T. Kamiyama (2008). Acquisition of the production of 'new' and 'similar' vowels: the case of /u/ and /y/ in French by Japanese-speaking learners. Journal of the Acoustical Society of America 123(5), p. 3741, mai 2008.

T. Kamiyama (2006). La production et la perception des voyelles orales françaises par les apprenants japonophones. Actes des XXVIèmes Journées d'étude sur la Parole, Dinard, juin 2006, p. 49-52. (résumé en anglais)

- Conférences invitées

T. Kamiyama (2010). Pronunciation of French vowels by Japanese speakers learning French as a foreign language: back and front rounded vowels /u y ø/ (Ph.D. Recipient's Lecture). Phonology Forum Japan 2010, Université départementale de Shizuoka, Japon, 23-25 août 2010.

T. Kamiyama (2010). Apprentissage phonétique des voyelles du français langue étrangère chez des apprenants japonophones : voyelles arrondies fermées /u y/ et mi-fermée /ø/. Séminaire du LAPS (Linguistique Anglaise et PSycholinguistique), Université Paris 8, Saint-Denis, 19 février 2010.

T. Kamiyama (2010). Apprentissage phonétique des voyelles du français langue étrangère chez des apprenants japonophones : voyelles arrondies fermées /u y/ et mi-fermée /ø/. Séminaire du GIPSA-lab, Grenoble, 11 février 2010.

T. Kamiyama (2009). Le système vocalique du japonais vu à travers des données de locuteurs natifs du japonais apprenant le français langue étrangère. Cercle de linguistique japonaise (CELIJA), Paris, 14 février 2009. (résumé et références)

- Communications orales et affichées (posters)

Production des /u y ø/ français chez des apprenants japonophones : des phones phonétiquement et/ou phonémiquement nouveaux. Première journée du projet InterPhonologie du Français Contemporain (IPFC), Paris, 8 décembre 2010.

Do French-speaking learners simply omit the English /h/? Articulaory measures on the glottal opening (avec Kiyoshi Honda, Jacqueline Vaissière, LPP, Université Paris 3, et Shinji Maeda, Télécom ParisTech). PAC (Phonologie de l'Anglais Contemporain) Workshop 2010 : The phonology of English : usage, varieties and structure, Université Paul-Valéry Montpellier 3, 13-14 septembre 2010.

Do French-speaking learners simply omit the English /h/?. 15e colloque d'anglais oral de Villetaneuse (ALOES 2010), Université Paris 13, 26-27 mars 2010. Résumé

Perception de vocoïdes postérieurs fermés synthétisés : l'effet de la configuration labiale et de la position de la langue sur les auditeurs francophones et japonophones. Journée doctorale de linguistique japonaise du CELIJA, Paris, 6 février 2010.

Perception de vocoïdes postérieurs fermés synthétisés : l'effet de la configuration labiale et de la position de la langue sur les auditeurs francophones et japonophones. Journée d'études "De la perception à la compréhension d'une langue étrangère", Université de Strasbourg, 20 novembre 2009. Résumé

Acoustic similarities between front rounded and back unrounded vowels as evidenced by French /ø/ and /u/ produced by Japanese-speaking learners. Workshop ASA "Cross-Language Speech Perception and Variations in Linguistic Experience", Portland, Oregon, USA, 21 - 23 mai 2009. Résumé publié, Poster

Perception of second-language (L2) production by first-language (L1) speakers of different dialectal backgrounds: The case of Japanese-speaking learners' /u/ perceived by French and Quebec native speakers (avec Marie-Claude Tremblay, Ottawa). Workshop ASA "Cross-Language Speech Perception and Variations in Linguistic Experience", Portland, Oregon, USA, 21 - 23 mai 2009. Résumé publié, Poster

Acquisition of the production of 'new' and 'similar' vowels: the case of /u/ and /y/ in French by Japanese-speaking learners. Acoustics'08, Paris, 29 juin - 4 juillet 2008. Résumé publié, Handout

Acquisition of French vowels by Japanese-speaking learners: close and close-mid rounded vowels. Phonetics and Phonology in Third Language Acquisition (réunion satellite de International Congress of Phonetic Sciences 2007), Université de Fribourg, 3-4 août 2007. Résumé en anglais Diapositives

Les occlusives sourdes et sonores en japonais et en français sont-elles phonétiquement similaires ? XXIèmes Journées de Linguistique d'Asie Orientale, EHESS, Paris, 28-29 juin 2006. Résumé

La production et la perception des voyelles orales françaises par les apprenants japonophones. XXVIèmes Journées d'étude sur la Parole, Manoir de la Vicomté, Dinard, 12-16 juin 2006. Article publié dans les actes



b) Prosodie

- Publications

T. Kamiyama (2011). Hi-semmon katei no sentaku jugyou ni okeru onsei imputto-busoku o oginau tameno intaanetto fukushuu kyouzai [Matériels pédagogiques de révision pour compenser le manque d'input sonore dans un cours optionnel de japonais]. Furansu Nihongo Kyouiku [Enseignement du japonais en France] 5. Association des Enseignants de japonais en France. p. 150-157. (résumés en français et en anglais)

T. Kamiyama, M. Sakamoto (2010). Intonation des questions totales en français langue étrangère : suffit-il d'enseigner et apprendre la montée finale ? Actes des XXVIIIèmes Journées d'étude sur la Parole, Mons, mai 2010, p. 393-396.

T. Kamiyama, Y. Yamamoto (2007). Visual representation of prosody for tactful communication skills: the case of request in Japanese as a Foreign Language taught to French university students. Proceedings of Phonetics Teaching and Learning Conference 2007, University College London. Paper ID 37 (4 pages).

T. Kamiyama (2005). L1 nihongo washa no furansugo hatsuon ni okeru purosodii: sono keikou no shikaku-ka to suuchi-ka no kokoromi [Japanese-speaking learners' prosody in read French sentences: graphic representation and quantification of some observed tendencies]. Toukyou daigaku gaikokugo kyouiku kenkyuukai 2004 nendo kiyou [Bulletin de la FLTA -Foreign Language Teaching Association- de l'Université de Tokyo 2004-2005], Graduate School of Arts and Sciences, Université de Tokyo, avril 2005, p. 72-79. (résumé en anglais)

T. Kamiyama (2004). L'allongement en fin de phrases lues en français : une étude sur des phrases courtes chez les locuteurs natifs et les apprenants. Actes des 6èmes Rencontres Jeunes Chercheurs de l'École Doctorale 268 'Langage et langues', Université Paris III, mai 2004, p. 79-82. (résumé en anglais)

T. Kamiyama (2004). L1 nihongo gakushuusha no furansugo hatsuon ni okeru tsuyosa to takasa: tanbun yomiage kara mita sono tokuchou [Some characteristics of intensity and F0 in short French phrases read by Japanese-speaking learners]. Toukyou daigaku gaikokugo kyouiku kenkyuukai 2003 nendo kiyou [Bulletin de la FLTA (Foreign Language Teaching Association) de l'Université de Tokyo 2003-2004], Graduate School of Arts and Sciences, Université de Tokyo, avril 2004, p. 69-84. (résumé en anglais)

- Communications orales et affichées (posters)

Matériels pédagogiques de révision pour compenser le manque d'input sonore dans un cours optionnel de japonais. 10ème colloque sur l'enseignement du japonais en France, Université Charles-de-Gaulle Lille III, 25-26 avril 2008. Résumé

Visual representation of prosody for tactful communication skills: the case of request in Japanese as a Foreign Language taught to French university students (avec Yoshino Yamamoto, Université des Ryukyus). Phonetics Teaching and Learning Conference 2007, University College London, 24-26 août 2007. Article publié dans les actes.

La courbe mélodique des phrases déclaratives courtes en français lues par les apprenants japonophones. La journée "Jeunes chercheurs en linguistique appliquée", organisée par l'AFLA (Association française de linguistique appliquée), 14 juin 2003. Diapositives. Résumé.

L'allongement en fin de phrases lues en français : une étude sur des phrases courtes chez les locuteurs natifs et les apprenants. 6èmes Rencontres Jeunes Chercheurs de l'ED268, Université Paris III, 24 mai 2003. Article paru dans les actes.

Suprasegmental aspects of the two final words in declarative sentences in French read by Japanese-speaking learners (communication en japonais). Réunion mensuelle de la FLTA (Foreign Language Teaching Association) de l'Université de Tokyo, Graduate School of Arts and Sciences, Université de Tokyo, le 19 avril 2002. Handout en anglais. Résumé en japonais.

Rhythm of French by Japanese Learners: on the length of the final syllable. Réunion mensuelle de la FLTA, département des sciences du langage et de l'information, Graduate School of Arts and Sciences, Université de Tokyo, le 22 juin 2001. Handout en anglais. Résumé en anglais et en japonais.

Nihongo-bogo-washa no Furansu-go no rizumu : hatsuwa-matsu no tokuchou (tokuni kai-onsetsu no baai) [Le rythme du français chez les locuteurs natifs du japonais : les caractéristiques en fin d'énoncé (le cas des syllabes ouvertes, en particulier)]. 13ème réunion de présentation des travaux des étudiants postgraduate, Graduate School of Arts and Sciences, Université de Tokyo, le 20 octobre 2000. Résumé en japonais.

Furansu-go to Nihon-go no rizumu no ichisokumen: Nihon-go ni okeru Furansu-go karano shakuyou-go ni miru sono tokuchou [Un aspect du rythme en français et en japonais : les caractéristiques observées dans les emprunts du français en japonais]. Réunion mensuelle de la FLTA, Graduate School of Arts and Sciences, Université de Tokyo, le 28 avril 2000. Handout en japonais. Résumé en japonais.



c) Prosodie et segmental

- Publications

T. Kamiyama, S. Shinohara (2010). Role of prosody in segmental perception in L2. Sophia University Working Papers in Phonetics 2010, Sophia University Phonetics Laboratory, p. 10-18.

T. Kamiyama (2005). Does Explicit Knowledge Help L2 Comprehension? -- The Case of Determiners "du" and "deux" in French Learned by Japanese-speaking Learners. Proceedings of the Phonetics Teaching and Learning Conference 2005, Department of Phonetics and Linguistics, University College London, July 2005, Paper ID 05 (4 pages). (résumé en anglais)

T. Kamiyama (2005). Perception of foreign accentedness by native speakers and L2 learners: a preliminary study. Actes des 7èmes Rencontres Jeunes Chercheurs de l'École Doctorale 268 'Langage et langues', Université Paris III, mai 2005, p. 37-41. (résumé en français)

T. Kamiyama (2004). Perception of foreign accentedness in L2 prosody and segments: L1 Japanese speakers learning L2 French. Proceedings of the International Congress: Speech Prosody 2004, Nara (Japon), 2004, p. 721-724. (résumé en anglais)

- Communications orales et affichées (posters)

Role of prosody in L2 segmental perception of French cluster by Japanese learners (avec Shigeko Shinohara, CNRS / Université Sophia, Tokyo). Workshop : Consonant Clusters and Structural Complexity, Munich, 31 juillet -2 août 2008. Résumé en anglais

The role of prosody in the perception of consonant clusters vs. CVC sequences in French by Japanese L2 speakers (avec Shigeko Shinohara, CNRS / Université Sophia, Tokyo). Seoul International Conference in Linguistics (SICOL 2006), Linguistic Society of Korea, Université Nationale de Séoul, 24-26 juillet 2006. Résumé en anglais

Does explicit knowledge help L2 comprehension? -- The case of determiners "du" and "deux" in French learned by Japanese-speaking learners. Phonetics Teaching and Learning Conference 2005, Department of Phonetics and Linguistics, University College London, 27-30 juillet 2005. Article publié dans les actes.

Perception of foreign accentedness by native speakers and L2 learners: a preliminary study. 7èmes Rencontres Jeunes Chercheurs de l'ED268 'Langage et langue', Université Paris III, 15 mai 2004. Diapositives. Article publié dans les actes.

Perception of foreign accentedness in L2 prosody and segments: L1 Japanese speakers learning L2 French. International Conference: Speech Prosody 2004, Nara (Japon), 23-26 mars 2004. Handout. Article publié dans les actes.



B. Autres travaux en phonétique et linguistique

a) Phonétique et phonologie du japonais, didactique du japonais

- Publications

G. Boulakia, C. Mathon, T. Kamiyama (2010). Prosodic analysis of sports journalists' commentary. Actes de la 3rd International Conference "Spoken Communication", Nâples, 23-25 février 2009. Liguori.

T. Kamiyama (2004). Tokyo and Osaka Japanese: is it possible to distinguish them by prosody alone? Proceedings of the Workshop MIDL, Paris (France), 2004, p. 167-172. (résumé en français)

T. Kamiyama (2003). Initial pitch in words beginning with a CVV syllable with a long vowel in Tokyo Japanese. Proceedings of the 15th International Congress of Phonetic Sciences, Barcelona, 2003, p. 543-546. (résumé)

T. Kamiyama (2003). Ronaldo to "Ronaudo": on-henka to shakuyougo hyouki (Ronaldo et /ronaudo/ : les changements phonétiques et la graphie des mots d'emprunt). Résonances 2002, Graduate School of Arts and Sciences, University of Tokyo, mars 2003, p. 138-139.

- Communications orales et affichées (posters)

Stops in Japanese and in French: are they phonetically similar? (avec Kiyoshi Honda, Jacqueline Vaissière, LPP, Université Paris 3, et Shinji Maeda, Télécom ParisTech). Journées d'étude de linguistique sur l'Asie Orientale, Université Paris Diderot - Paris 7, 9-10 séptembre 2010.

Prosodic analysis of sports journalists' commentary (avec Georges Boulakia, Université Paris Diderot, et Catherine Mathon, Université Bordeaux 3). The 3rd International Conference "Spoken Communication", Nâples, 23-25 février 2009.

Les japonais de Tokyo et d'Osaka : est-il possible de les distinguer par la prosodie Workshop MIDL, Paris (France), 29-30 novembre 2004. Diapositives. Article publié dans les actes.

Initial pitch in words beginning with CVV syllables with a long vowel in Tokyo Japanese. ICPhS 2003 (15ème Congrès international des sciences phonétique), Barcelone, 3-9 août 2003. Article publié dans les actes



b) Perception inter-langue

- Publications

T. Kamiyama (2007). Phonétique appliquée à la vie quotidienne [Nichijou seikatsu no nakano onseigaku] (article en japonais). Résonances 2007, Graduate School of Arts and Sciences, University of Tokyo, p. 64-65.

- Communications orales affichées (posters)

Enhancement in Feature-driven Loanword Adaptation: A case of Japanese listeners' perception of Korean stops (avec Hyunsoon Kim, première auteure, Université Hong-ik, Séoul, et Pierre Hallé, CNRS). Congrès Where Do Features Come From? Phonological Primitives in the Brain, the Mouth, and the Ear, Paris, 4-5 octobre 2007.



c) Phonétique et phonologie du salentin (Pouilles, Italie)

- Publications

A. Gaillard-Corvaglia, T. Kamiyama (2008). La /b/ "forte" in salentino (Puglia): uno studio acustico, percettivo e fisiologico. Atti del convegno internazionale la Comunicazione Parlata 2006, Napoli, Liguori, p. 87-99. (résumé en italien)

T. Kamiyama, A. Gaillard-Corvaglia (2006). Le occlusive bilabiali in salentino (Puglia): uno studio acustico e percettivo. Atti del 2o Convegno Nazionale dell'AISV, Salerno, p. 683-694. (résumé en italien)

T. Kamiyama, A. Gaillard-Corvaglia (2006). Le /b/ "fort" en salentin (sous-région des Pouilles, Italie du Sud) : une étude acoustique et perceptive. Actes des 8èmes Rencontres Jeunes Chercheurs de l'École Doctorale 268 'Langage et langue', Université Paris III, mai 2006, p. 39-42. (résumés en français et en anglais)

- Communications orales affichées (posters)

La /b/ "forte" in salentino (Puglia): uno studio acustico, percettivo e fisiologico. (avec Antonella Gaillard-Corvaglia, 1e auteur, Paris III). Congresso internazionale la Comunicazione Parlata 2006, Napoli, 23-25 febbraio 2006. Diapositives. Article publié dans les actes..

Le occlusive bilabiali in salentino (Puglia): uno studio acustico e percettivo (avec Antonella Gaillard-Corvaglia, Paris III). 2o Convegno Nazionale dell'AISV, Salerno, 30 novembre - 2 dicembre 2005. Diapositives. Article publié dans les actes..

Le /b/ "fort" en salentin (sous-région des Pouilles, Italie du Sud) : une étude acoustique et perceptive (avec Antonella Gaillard-Corvaglia, Paris III). 8èmes Rencontres Jeunes Chercheurs de l'École Doctorale 268 'Langage et langue', Université Paris III, le 21 mai 2005. Article publié dans les actes.



d) Sociolinguistique

- Publications

T. Kamiyama (2004). Futatsu no "kokugo" no hazama de: Aruzasu no futsugo to dokugo, Taiwan no nihongo to "kokugo" [Entre deux langues nationales : le français et l'allemand en Alsace, le japonais et le mandarin à Taîwan]. Résonances 2003, Graduate School of Arts and Sciences, University of Tokyo, mars 2004, p. 86-93. (résumé en français)




Résumés

Initial Pitch in Words Beginning with a CVV Syllable with a Long Vowel in Tokyo Japanese
The study investigates fundamental frequency (F0) differences in the two first morae in Tokyo Japanese words beginning with a heavy syllable containing a long vowel. The two morae that constitute the syllable in question are usually considered to be both high in traditional descriptions. However, it is not well known how other factors, such as the initial onset consonant, or the presence of accent kernel later in the word, influence the melodic pattern. Analyses of a corpus composed of 22 four-mora words and phrases (CVCVCVCV and CVVCVCV) read by four speakers indicate that 1) F0 range is smaller in CVV than in CVCV syllables; 2) in CVV, maximum F0 is higher in accented words than in unaccented words, but the difference in F0 range is not statistically significant; 3) in CVV, minimum F0 is lower, and the range is larger when the initial consonant is voiced than otherwise.

Perception of Foreign Accentedness in L2 Prosody and Segments: L1 Japanese Speakers Learning L2 French
In order to examine the production of Japanese-speaking L2 learners of French, a series of perception tests were conducted with 17 native speakers of French (from mainland France). The subjects listened to French short phrases 1) synthesized with Mbrola using (European standard and Canadian) French and Japanese segments, combined with duration and F0 found in the recording of phrases read by Japanese learners and French native speakers, 2) read by Japanese learners and French native speakers, and then re-synthesized with manipulation of local duration and F0. The results indicate that duration and F0 play an important role in the perception of foreign accent.

Entre deux langues nationales : le français et l'allemand en Alsace, le japonais et le mandarin à Taïwan
L'objectif principal du présent article est de décrire et comparer l'histoire linguistique de l'Alsace et celle de Taïwan, afin d'examiner ultérieurement la relation entre les langues régionales et les langues nationales dominantes. Les deux régions partagent le même sort en ce qu'elles ont deux langues nationales différentes, venues de l'extérieure et imposées à la région au cours de l'histoire : le français et l'allemand standard en Alsace, le japonais et le mandarin à Taïwan.

L'Alsace se situe entre les Vosges et le Rhin, et constitue la vallée rhénane avec la rive droite qui s'étend jusqu'à la Forêt-Noire (Schwarzwald). La région est ainsi détachée géographiquement de la Lorraine et la Champagne, et reliée plutôt à la partie allemande de la vallée.

La région, habitée par les Celtes, fut assujettie à l'Empire romain au Ier siècle ap. J-C, et le peuple fut ainsi romanisé. Par la suite arrivèrent les Germains à partir du IVe siècle, d'où la base germanophone du pays. Les Germains traversèrent les Vosges et s'installèrent aussi de l'autre côté, mais ils y furent minoritaires par rapport aux Gaulois romanisés. Une frontière linguistique fut ainsi établie aux Vosges. L'existence du document des serments de Strasbourg (842), écrit en deux langues, "romana lingua" et "teudisca lingua", semble suggérer la différence linguistique de part et d'autre des montagnes de cette époque.

La variété de langue germanique utilisée en Alsace joua dès le Moyen Âge un rôle important dans le monde germanophone en tant que langue littéraire et administrative. Sa prospérité atteignit son maximum au XVIe siècle : l'idiome alsacien était considéré comme le plus prestigieux des idiomes germaniques.

Cette situation, cependant, ne dura pas longtemps. La traduction de la Bible par Martin Luther favorisa en tant que langue standard la variété qu'il utilisa pour sa traduction. L'Ostmitteldeutsch, qui avait déjà été utilisé comme lingua franca dans les colonies orientales, prit ainsi son essor. La langue écrite Oberdeutsch (Oberdeutsche Sriftsprache), utilisée dans le sud du monde germanophone, y compris l'Alsace, était en concurrence avec l'Ostmitteldeutsch,mais le Hochdeutsch standard fut établi avant la fin du XVIIIe siècle sur la base de l'Ostmitteldeutsch.

En France, également, une langue standard s'établit, mais dans une situation différente. La variété de Paris ou de l'Île-de-France devint le standard sous l'influence du pouvoir royal qui s'étendit progressivement sur l'ensemble du territoire. L'ordonnance de Villers-Cotterêts (1534), qui envisagea d'exclure l'utilisation du latin en prescrivant le "langage maternelle françois" comme langue judiciaire, est la première législation qui exclut également les autres langues vivantes.

Telle était la situation linguistique en Alsace quand la région fut intégrée en France au XVIIe siècle : les Alsaciens avaient l'alsacien comme langue parlée, le Hochdeutsch standard, qui s'utilisait de plus en plus comme langue écrite, et le français comme langue officielle d'administration. La vie linguistique chez le peuple, cependant, resta inchangée : le français, qui était réservé comme "langue du roi", ne fut jamais imposé à toute la population.

La Révolution changea radicalement la politique linguistique. L'idéal de la Révolution envisagea la diffusion du français, langue de raison, à tous les citoyens de la République afin de les libérer de l'Ancien Régime. Sous les deux Empires et la Restauration, la politique était moins radicale, mais la scolarisation en français fut institutionnalisée progressivement, et s'acheva par les décrets de Jules Ferry (1881), qui instituèrent l'école primaire laïque, gratuite et obligatoire.

L'Alsace connut depuis 1871 quatre changements d'appartenance en moins de 80 ans. Entre les deux guerres la présence du français devint importante à travers la scolarisation en français sous la IIIe République, mais la langue parlée et écrite principale de la population resta respectivement l'alsacien et l'allemand.

La situation changea après la rétrocession de 1945. L'allemand, langue des nazis, fut considéré comme langue de l'ennemi ainsi que sa variation, l'alsacien. C'est ainsi que l'enseignement de l'allemand à l'école primaire fut supprimé en 1945. Le progrès de la francisation fut tellement important que la quasi-totalité des jeunes de moins de trente ans parlait, lisait, et écrivait couramment le français en 1980. Cette tendance fut accompagnée du déclin de l'alsacien.

En même temps, il y eut également des mouvements pour protéger le patrimoine linguistique de la région. Ces mouvements furent surtout favorisés par la politique de décentralisation depuis 1981. L'enseignement de l'allemand comme langue écrite fut repris à l'école primaire. De plus, l'enseignement bilingue en français-allemand fut commencé dans certains établissements scolaires en 1993.


Taïwan est une société plurilingue. Parmi les langues qui furent déjà parlées avant l'arrivée des nations modernes sont :1) une dizaine de langues austronésiennes, 2) le min du sud (langue originaire de la province de Fujian), appelé souvent taïwanais et parlé aujourd'hui par plus de 70 % des Taïwanais comme langue maternelle, 3) le hakka,parlé par plus de 10 % de la population. Le territoire taïwanais est constitué de l'île principale de Taïwan (connue également sous le nom de Formose) et de petites îles autour. L'île est séparée du continent par le détroit de Taïwan, ce qui a restreint le mouvement de la population.

Les habitants indigènes de l'île, qui parlent les langues austronésiennes, ne constituaient pas un pays unitaire quand les Chinois commencèrent dès le XIIe siècle des activités de commerce et de piraterie. Des immigrés du Fujian et du Canton arrivèrent également à partir de la fin du XVIe siècle.

Au XVIIe siècle, les Hollandais et les Espagnols vinrent à l'île et encouragèrent l'immigration des Chinois pour développer des terrains agricoles. C'est ainsi que les Chinois s'installèrent en grand nombre, ce qui fonda la base démographique de l'île avec la population indigène.

Après le départ des Espagnols, puis des Hollandais, Taïwan fut gouverné par les Chongs, puis annexé à la dynastie Ching. Leur pouvoir, cependant, n'atteignit pas les régions montagneuses habitées par la population indigène, qui parlait encore ses propres langues. Il y eut également des indigènes qui se mêlèrent avec les Chinois et adoptèrent leur langue. Parmi les colons chinois étaient les locuteurs du min du sud (dialectes de Chuang-chou et de Chang-chou, qui se sont mêlés pour donner le min du sud taïwanais de nos jours), et ceux du hakka, qui arrivèrent dans l'île plus tard, et qui formèrent leur communauté à eux. Ceux qui savaient lire disposaient également du chinois classique comme langue écrite.

Sous la colonie japonaise (1895-1945) arriva le japonais, langue entièrement étrangère, en tant que langue officielle et nationale. Par suite de l'enseignement du japonais et en japonais, l'île fut en état de diglossie, avec les langues de la population (min du sud, hakka, les langues austronésiennes) comme langues dominées (L) et le japonais comme langue dominante (H).

Le Kuo-Min-Tang, qui arriva suite à la défaite des japonais, interdit toute utilisation officielle de toutes les langues sauf le mandarin, venu encore de l'extérieur, qui remplaça le japonais en tant que langue dominante. Malgré l'affinité entre le min du sud, le hakka et le mandarin, les locuteurs de ces deux premières, ainsi que ceux des langues austronésiennes devaient réapprendre le mandarin. Cette politique linguistique du KMT favorisa la diffusion du mandarin, et causa le déclin des autres langues taïwanaises. Taïwan a été démocratisée depuis les années 80, et l'arrivée au pouvoir de Lee Teng Hui a accéléré le mouvement vers la démocratie. C'est dans ce contexte qu'a commencé l'enseignement des langues maternelles à l'école primaire.


Les deux régions que nous venons d'examiner partagent ainsi certaines caractéristiques, dont la principale est le fait que les deux ont eu deux différentes langues dominantes au cours de l'histoire (l'une étant proche de leur langue). Ces deux cas semblent nous donner des occasions de réfléchir sur les politiques linguistiques adoptées par les états nations modernes, et les régions et les langues qui les ont subies.


L1 nihongo gakushuusha no furansugo hatsuon ni okeru tsuyosa to takasa: tanbun yomiage kara mita sono tokuchou [Some characteristics of intensity and F0 in short French phrases read by Japanese-speaking learners].
The present study investigates the characteristics of the fluctuation of intensity and fundamental frequency (F0) in short phrases in French read by adult Japanese-speaking learners of French as a second language. It is widely known that the target language French shows a rising tendency, manifested by a continuation rise, while the source language Japanese presents a falling tendency, characterised by an accentual fall after an accent kernel. These characteristics led us to the following hypotheses. Japanese learners tend to: 1) lower F0 earlier in the sentence-final word than native speakers, as if there were an accent kernel, 2) lower intensity earlier as well, 3) lower F0 during the penultimate word and not to show the continuation rise. In order to examine these hypotheses, we recorded and analysed 16 sentences read by 11 learners and 4 native speakers. The results show that 1) the learners tend to lower F0 and intensity earlier than the native speakers, although the difference is not significant in trisyllabic or shorter words, and 2) they tend to lower F0 during the penultimate word and not to rise toward the end of the same word.

La courbe mélodique des phrases déclaratives courtes en français lues par les apprenants japonophones
Le travail se situera dans l'optique de l'apport de la connaissance prosodique à la didactique du français langue étrangère pour les japonophones et elle constitue une première étape à l'application des connaissances théoriques, phonétique et phonologique, à l'enseignement des langues secondes. L'étude a eu pour objectif d'étudier les caractéristiques de la courbe mélodique (la fréquence du fondamental -Fo, et l'intensité) des phrases déclaratives courtes en français lues par les apprenants qui parlent japonais comme langue maternelle. En nous fondant sur la littérature, nous avons formulé un certain nombre d'hypothèses sur les interactions possibles entre les réalisations des deux systèmes : 1) les apprenants commenceraient à baisser l'intensité durant le dernier mot de la phrase plus tôt que les locuteurs natifs, sur une syllabe qu'ils considèreraient comme un noyau d'accent, 2) les apprenants concentrent la baisse de Fo à l'intérieur du dernier mot à un endroit précis, comme s'il y avait un "noyau d'accent" (alors que la chute commence à la fin de l'avant-dernier mot en français), 3) les apprenants baissent le Fo durant l'avant-dernier mot (alors qu'en français, l'avant dernier mot a une intonation montante), et ne le font pas monter vers la fin de ce mot. Afin d'examiner les hypothèses, nous avons enregistré quatre séries de phrases en français lues par 26 apprenants japonais et 4 locuteurs français (ces quatre locuteurs nous servent de référence pour la prosodie du français). Les phrases sont constituées en principe de deux mots lexicaux reliés par un mot grammatical. Elles ont été lues en tant que des réponses à une question orale. Nous avons ensuite mesuré le Fo ainsi que l'intensité relative, et analysé une partie du corpus (11 apprenants japonais et 4 locuteur français) pour examiner la validité de chacune des hypothèses. Nous avons pu démontrer, à l'aide de statistiques soigneusement contrôlées, que 1) les apprenants ont tendance à commencer à baisser l'intensité durant le dernier mot plus tôt que les locuteurs français, et cette tendance se voit clairement avec les mots quadrisyllabiques, 2) une tendance similaire a été observée avec la fluctuation de Fo durant le dernier mot, 3) les apprenants ont tendance à baisser le Fo durant l'avant-dernier mot, et à ne pas le faire remonter vers la fin de ce mot. Les tendances ci-dessus semblent refléter les caractéristiques de la langue source, le japonais.

L'allongement en fin de phrases lues en français : une étude sur des phrases courtes chez les locuteurs natifs et les apprenants
Final lengthening is a phenomenon widely observed in various languages, but its importance differs from language to language. In French it is much more important than in Japanese. This tendency suggests that Japanese-speaking learners of L2 French might not produce enough sentence-final lengthening in their production of L2 French. In order to test this hypothesis, 9 short sentences read by 11 Japanese learners and 4 native speakers of French were recorded, and syllable duration as well as that of vowels was measured. The results show that the learners tend indeed to lengthen less than the native speakers. The difference between the two groups of speakers is clearly observed especially when devoiced portions are taken into account, and when vowel length rather than that of syllable is used for calculation.

Perception of Foreign Accentedness by Native Speakers and L2 Learners: A Preliminary Study
Afin d'examiner la différence de perception d'accent étranger au niveau segmental et prosodique chez les locuteurs natifs et les apprenants, nous avons effectué une série de tests de perception avec 12 locuteurs natifs du français et 14 japonophones apprenants le français. Les sujets auditeurs ont écouté de courts énoncés en français synthétisés sur la base de paroles lus par des apprenants. Les stimuli ont été synthétisés 1) avec Mbrola, combinant les segments en français (métropolitain et canadiens) et japonais, avec la durée et la F0 extraites des énoncés lus par des locuteurs natifs et des apprenants, 2) à partir des énoncés lus par les locuteurs natifs et les apprenants, avec ou sans modification de durée et/ou F0 locale. Les résultats montrent que le rôle de la prosodie dans le jugement de l'accent étranger est moins important chez les apprenants par rapport aux locuteurs natifs du français.

Le /b/ "fort" en salentin (sous-région des Pouilles, Italie du Sud) : une étude acoustique et perceptive
Les dialectes salentins sont caractérisés par la réalisation phonétique de la bilabiale sonore qui est toujours "forte" (Mancarella 1974). La présente étude examine les caractéristiques acoustiques et perceptives de ce phonème, en prenant des exemples du dialecte de Taurisano. 1) 77 mots en italien standard, et 2) 23 mots en dialecte avec une réalisation éventuelle du "b fort", ainsi que les mots correspondants en italien, ont été prononcés (lus pour les mots en italien) dans une phrase cadre par 1 locuteur natif. Un test de perception a été également effectué auprès de 15 locuteurs des trois zones d'Italie, en utilisant des séquences VbV et VbbV en italien et dialecte. Les résultats préliminaires montrent que le /b/ "fort" en dialecte ressemble effectivement à la géminée en italien sur le plan temporel.

Salentinian dialects are marked by the phonetic realisation of the voiced bilabial which is always "strong" (Mancarella 1974). The present study investigates the acoustic and perceptual characteristics of this phoneme, based on the dialect of Taurisano. 1) 77 words in standard Italian, and 2) 23 words in the dialect with a possible realisation of the "strong" /b/, as well as the corresponding ones in Italian, were pronounced (or read, as for those in Italian) in a carrier sentence by a native speaker. A perception experiment was also conducted with 15 listeners from all the three zones of Italy, using VbV and VbbV sequences in Italian and in the dialect. Our preliminary results show that the "strong" /b/ in the dialect resembles indeed the gemination in standard Italian on the temporal scale.

Tokyo and Osaka Japanese: is it possible to distinguish them by prosody alone?
Le japonais est considéré comme une langue à accent mélodique. Les marques de l'accent lexical peuvent être réduites quand plusieurs mots forment un syntagme accentuel, mais ce n'est pas le cas pour toutes les variations régionales. Sugito (2001) suggère que le japonais de Tokyo a des caractéristiques d'une langue à intonation, tandis que le japonais d'Osaka est une langue à accent. Afin d'examiner l'aspect perceptif de ces caractéristiques, nous avons effectué une série de tests de perception utilisant des stimuli synthétisés par Mbrola. Les informations lexicales ont été enlevées par substitution de phonème. Le résultat de l'expérience effectuée auprès de 22 sujets auditeurs (natifs du japonais) montre que certaines phrases longues peuvent être classées comme appartenant ou non au japonais de Tokyo, en n'utilisant que des indices prosodiques (durée et f0).

Does Explicit Knowledge Help L2 Comprehension? -- The Case of Determiners "du" and "deux" in French Learned by Japanese-speaking Learners
Does explicit knowledge of prosody help L2 learners to identify the two determiners "du" and "deux" in French, as used in "Nous avons du chocolat (we have some chocolate)" and "Nous avons deux chocolats (we have two chocolates)"? An analysis of 162 sentences read by 3 French native speakers show the expected tendency of F0 and duration ("deux" being longer and higher than the function word "du"). Then, 3 sets of 8 synthesised stimuli were generated using Mbrola, with expected and unexpected f0 and duration patterns. A perception experiment with 16 French native speakers suggests that they tend to be biased by the unexpected prosody (duration, in particular) when they listen to the sentences with white noise. In another experiment, three groups of Japanese-speaking learners were asked to identify the two words in 48 sentences read by a native speaker. They executed the task twice, and as a treatment between the two tests, one of the groups was given information on the prosodic differences. The results of the preliminary experiment show that some learners who were informed of the prosody improved their score, but the effect is remarkable particularly with those who had difficulty in the first trial. This observation suggests that teaching explicit knowledge of prosody might facilitate the acquisition.

L1 nihongo washa no furansugo hatsuon ni okeru purosodii: sono keikou no shikaku-ka to suuchi-ka no kokoromi [Japanese-speaking learners' prosody in read French sentences: graphic representation and quantification of some observed tendencies].
In this article, we explore the possibilities of illustrating fundamental frequency (F0) tendencies observed in short French sentences read by Japanese-speaking L2 learners. 8 noun phrases beginning with "L'économie de ... (The economy of ...)", read by 11 Japanese-speaking learners and 4 native speakers from mainland France were used, and the F0 movement of the first part of the phrases ("L'économie") was analysed. First we made graphic representation of the F0 curve, superimposing the curves of those learners who show similar tendencies. Second, we quantified the rising (or falling) tendency observed toward the end of the word "économie" /e.ko.no.mi/ by calculating relative F0 values of 1) the first quarter of the last syllable /mi/ over the second syllable /ko/, 2) the last quarter over the first quarter of the syllable /mi/, 3) the last quarter of /mi/ over the whole /ko/. These two representations illustrate the falling tendency and lack of continuation rise that are found in Japanese-speaking learners' productions.
Le occlusive bilabiali in salentino (Puglia): uno studio acustico e percettivo
I dialetti salentini sono caratterizzati dalla presenza dell'opposizione fonologica tra le consonanti geminate e quelle semplici non solo all'interno della parola ma anche in posizione iniziale (Mancarella, 1974; Romano, 2003). Questa manca però nel caso delle occlusive sonore. È interessante notare infatti come la realizzazione fonetica della consonante bilabiale sonora, sia sempre rinforzata (Mancarella, 1974).
Con la nostra ricerca preliminare, effettuata su un'informatrice originaria di Taurisano (LE), abbiamo osservato che: 1) la durata dell'occlusione della /b/ detta "forte" in dialetto è effetivamente più lunga della /b/ semplice in italiano; 2) le sillabe /VbV/ del dialetto, tratte dal corpus registrato, sono state percepite più spesso come una /b/ doppia dell'italiano che come una /b/ semplice. Se la realizzazione fonetica della /b/ salentina detta "forte" è geminata, si trovano in dialetto salentino dei casi di realizzazione foneticamente semplice dell'occlusiva bilabiale sonora? Che cosa succede allora alla /p/, occlusiva fonologicamente sorda?
Allo scopo di rispondere a queste domande, ci proponiamo di analizzare acusticamente e percettivamente un corpus più esteso che comprende entrambe le occlusive bilabiali in diverse posizioni (pre-tonica, post-tonica, inizio, interno di parola). Il corpus, composto da 53 parole in italiano (di cui 32 contengono una /b/ e 21 una /p/), è stato pronunciato dall'intervistatrice e tradotto spontaneamente da 3 informatori originari del paese appena citato; ogni parola si trovava all'interno di una frase cornice come: /tiku ... ma no tiku .../.
La metodologia di analisi adottata è la seguente: in primo luogo, si è misurata la durata dell'occlusione delle bilabiali (cercando di stabilire nel migliore dei modi la parte consonantica quando l'occlusione non è completa) e poi quella della vocale che precede la bilabiale.
In secondo luogo, al fine di studiare la percezione dei due fonemi, si è effettuato un test di percezione su 20 italiani originari delle tre zone d'Italia (Nord, Centro, Sud) e 15 locutori nativi del francese utilizzando delle sequenze VbV e VpV in dialetto, tratte sempre dal corpus registrato.
I risultati delle analisi acustiche mostrano che: 1) la durata della /b/ è più lunga di quella della /p/; 2) l'occlusione della /b/ è completa in quasi tutti i casi, ed è completamente sonora; 3) l'occlusione della /p/ è spesso incompleta, ed è frequentemente sonorizzata.
Queste tendenze potrebbero essere verificate ulteriormente, misurando, per esempio, la fonazione grazie ad un elettro-glottogramma e verificando lo stato dell'occlusione attraverso la misura della pressione intra-orale.
La /b/ "forte" in salentino (Puglia): uno studio acustico, percettivo e fisiologico.
I dialetti salentini sono caratterizzati dalla presenza dell'opposizione tra le consonanti geminate e quelle semplici non solo all'interno della parola ma anche in posizione iniziale (Mancarella 1974, Romano 2003). Questa manca però nel caso delle occlusive sonore. È interessante notare infatti come la realizzazione fonetica della consonante bilabiale sonora, sia sempre rinforzata. (Mancarella 1974).
Con la nostra ricerca ci proponiamo di esaminare le seguenti caratteristiche della /b/ detta "forte": 1) acustiche; 2) percettive; 3) fisiologiche. A questo scopo, ci siamo serviti degli esempi di un dialetto, quello di Taurisano, nel Salento meridionale.
In primo luogo, due liste di parole sono state sottosposte a due informatrici originarie del paese appena citato: la prima, composta da 77 parole in italiano; la seconda, composta da 23 parole in italiano che potrebbero contenere la realizzazione dialettale della /b/ (e la corrispondente forma dialettale). Queste parole sono state pronunciate all'interno di una frase predefinita come: "dico ... ma non dico ...", /tiku ... ma no tiku .../. Per sapere se la bilabiale "forte" del dialetto assomigli alla geminata dell'italiano sul piano temporale, si è misurata la durata dell'occlusione della bilabiale sonora e quella della vocale che la precede.
In secondo luogo, per studiare la percezione del fonema, si è effettuato un test di percezione su 15 italiani originari delle tre zone d'Italia (Nord, Centro, Sud) utilizzando delle sequenze VbV et VbbV in italiano e in dialetto, tratte dal corpus registrato. I soggetti hanno avuto il compito di dire se si trattasse di una /b/ semplice o doppia.
In terzo luogo, si è misurata la pressione intra-orale durante l'occlusione della bialabiale pronunciata sempre dalla stessa locutrice.
I risultati mostrano che: 1) la durata dell'occlusione della /b/ in dialetto è significativamente più lunga della durata della /b/ semplice in italiano, proprio come la /bb/ doppia; 2) gli stimuli della /b/ in dialetto che sono stati identificati come una /bb/ geminata sono significativamente più numerosi di quelli della /b/ semplice. 3) la pressione intra-orale durante la /b/ in dialetto è più alta di quella della /b/ semplice in italiano.
Questi risulatati, pur essendo preliminari, sembrano suggerire che la /b/ "forte" in dialetto salentino assomigli effettivamente più alla bilabiale sonora geminata che a quella semplice dell'italiano.
La production et la perception des voyelles orales françaises par les apprenants japonophones
In order to examine the production and perception of French oral vowels by native speakers of Japanese learning French as a foreign language, a series of experiments were conducted. First, 10 isolated oral vowels pronounced by 4 native speakers of French (2 male and 2 female) were identified by 5 Japanese-speaking learners. Second, the formant frequencies were measured for the vowels that were 1) read, and 2) repeated after native speakers' recordings, by 3 learners. The results suggest that it is difficult to perceive and produce in a native-like manner not only "new" vowels (front rounded series) but also a "similar" one (such as the French high back vowel /u/: Flege [3]), as well as open-mid / close-mid oppositions.
The role of prosody in the perception of consonant clusters vs. CVC sequences in French by Japanese L2 speakers
Our object of study is the role of prosody in L2 acquisition. It is well known in recent loanword studies that consonant clusters are resolved through vowel epenthesis rather than through consonant deletion (Paradis et al. 2002; Uffmann 2004), and if deletion occurs, it does under certain conditions (Shinohara 2005). This pattern seems also reflected in adult production of L2. A consequence of vowel epenthesis is distortion of prosody in the target language. The grammar toward cluster simplification seems reversed in L1 acquisition process where consonant clusters are simplified via deletion while prosodic patterns are often mimicked. The role of prosody in L1 acquisition is even more important. Prosodic edges provide babies with cues to segmental acquisition (Christophe 1992). These differences between L1 and L2 acquisitions are interesting. First, the discrepancy between L1 and L2 cluster simplification patterns lead us to a theoretical problem about the initial state grammar. Secondly, on the cognitive ground, seemingly different roles of prosody in segmental acquisition in L1 and L2 might reflect the plasticity difference depending on the type of speech sounds.
In this study we would like to find out how prosodic information is exploited in access to segmental information in L2 speakers of French. To do this, we take minimal pair words in French that differ in the presence or absence of a vowel, and which are borrowed into Japanese as words containing the same segments (e.g. "boulette" /bulEt/ > /bureQto/, and "blette" /blEt/ > /bureQto/), differing in some cases in lexical accent placement (/'bureQto/, /bu'reQto/). Native speakers of Japanese are known to perceive an epenthetic vowel in consonant clusters (e.g. /ebzo/ perceived as /ebuzo/: Dupoux et al. 1999), and thus we can suppose that they have difficulty differentiating these minimal pair words. However, this task might be facilitated by some prosodic patterns. In French, the fall in fundamental frequency (F0) at the end of affirmative sentences tend to extend to the last three syllables. If the last lexical word contains less than three syllables and is preceded by a function word, which tends to be pronounced low, the beginning of the word in question can be pronounced higher or not than the preceding function word and the following syllables. In yes-no questions, on the other hand, F0 stays relatively flat until the last syllable, where a sharp rise is observed (Vaissière et al. 2006). If the first syllable of disyllabic words is pronounced with a higher pitch than the following one at the end of affirmative sentences, would it facilitate the task of perceiving the two types of words?
Our recordings of 68 sentences pronounced by 4 female native speakers of French show this tendency (see figure), but not for all speakers. Also, Japanese speakers of L2 French seem to identify the words better in affirmative sentences than in yes-no questions, as far as the prosodic tendency described above is found in the stimuli.
These results suggest that certain prosodic patterns might facilitate the perception of difficult segments in L2 speech.

Hi-semmon katei no sentaku jugyou ni okeru onsei imputto-busoku o oginau tameno intaanetto fukushuu kyouzai [Matériels pédagogiques de révision pour compenser le manque d'input sonore dans un cours optionnel de japonais]
Cet article est un rapport sur la création et mise en oeuvre de matériels pédagogiques de révision pour un cours d'option japonais (niveau débutant complet) assuré à l'Université Charles-de-Gaulle Lille III. Les étudiants suivent 48 heures de cours par an à raison de 2 heures par semaine. Le nombre d'heures et la fréquence de cours étant limités, les apprenants ne bénéficient pas très souvent d'input sonore abondant dans un tel cours. De plus, les apprenants ont tendance à réviser les cours avec des supports écrits, tels que les polycopiées distribuées en cours, les livres, ou leurs propres notes de cours. Il est donc relativement difficile d'entendre, dans le cadre d'un apprentissage autonome en dehors de la classe, le son qui correspond au programme du cours. Dans ces circonstances, l'apprentissage de la langue orale n'est non seulement pas facilité, de surcroît à cause de la dépendance à la langue écrite (ou à la translittération en alphabet latin, dans le cas de l'apprentissage du japonais par des apprenants francophones), un transfert négatif de prononciation est alors induit.
C'est pour cette raison que l'auteur a créé un site web de révision sur lequel les apprenants pouvaient écouter les fichiers son et visualiser l'animation des dialogues (ou monologues) entiers qu'ils avaient étudiés pendant le cours. Cette animation a été créée par l'auteur dans le but de faciliter la compréhension du contexte de l'interaction verbale. Il y a également, à la disposition des utilisateurs, des fichiers son de phrases ou de syntagmes en petits morceaux accompagnés de leur représentation visuelle, afin de permettre une confrontation entre le son et la représentation graphique. Il y a deux versions pour cette dernière. 1) Un schéma rythmique et prosodique représentant le nombre de mores (haku), avec des mores spéciales (tokushu-haku) et celles qui contiennent une voyelle dévoisée en couleurs différentes, ainsi qu'une indication de l'accent lexical et de l'intonation interrogative (Figure 5), à gauche). 2) Le schéma décrit en 1) accompagné de l'orthographe en kana (Figure 5, à droite).
Les étudiants qui ont pu profiter du site ont fourni des commentaires positifs à savoir que : "la manière de prononcer les mots ou les phrases permettaient de s'entraîner à lire, à parler et à écrire", "très utiles, surtout pour la compréhension orale et écrite des dialogues", "une écoute régulière permettait de s'améliorer et également de retenir des exemples qui pouvaient et peuvent encore s'avérer très utiles". Les statistiques du site montrent également un accès régulier et une augmentation radicale de sa fréquentation avant les examens.
Il ne s'agit encore d'une expérimentation préliminaire. Il n'y a qu'un seul locuteur qui lit les dialogues pour le moment, mais l'idéal serait de multiplier les locuteurs afin d'habituer les apprenants à la variabilité de prononciation des interlocuteurs. Il s'agirait également de développer et de fournir des explications sur la grammaire, le vocabulaire, et la prononciation pour un apprentissage véritablement autonome.
[Exemple d'une page web]

This is a report on the creation of online review materials for students attending an optional class in Japanese. The author taught a beginner-level optional class in Japanese at the Université Charles-de-Gaulle Lille III. As is often the case with optional classes, the students had only one 2-hour class every week during two semesters (24 weeks). I developed a series of online review materials so that they could listen to sound files associated with the dialogues learned during the class at any time. The materials included a sound recording of entire dialogues read by one speaker (author), animation showing the situation that would help the comprehension of the dialogues, transcription of prosodic information (number of morae, pitch accent, intonation) and of orthography in kana. The comments of the students who benefited from these materials include: "knowing how to pronounce words and sentences made it possible to practice reading, speaking and writing", "very useful, especially for oral and written comprehension of the dialogs", "listening regularly made it easier to remember the examples". These comments suggest that providing sound files together with transcription would help the students learn not only "good" pronunciation, but also that of characters and written forms of the language. We could also develop online materials for autonomous learning by providing explanations on pronunciation, vocabulary, and grammar. [Web page example]

Perception and production of French close and close-mid rounded vowels by Japanese-speaking learners
Deux expériences de perception et une expérience de production ont été effectuées afin d'examiner les comportements des apprenants japonophones (AJ) concernant les trois voyelles /u/, /y/ et /ø/, et de les comparer avec le cas des apprenants anglophones.
Les résultats de ces expériences suggèrent les points suivants : i) les AJ ont tendance à produire le /u/ français avec un F2 élevé (> 1000 Hz), ce qui est perçu comme /ø/ par les auditeurs natifs francophones (NF) ; ii) pour les AJ, le /u/ français pourrait être considéré comme similaire sur le plan phonémique (en tant que voyelle postérieure fermée) mais nouveau sur le plan phonétique, /y/ comme nouveau sur les plans phonémique et phonétique, /ø/ comme nouveau sur le plan phonémique mais similaire sur le plan phonétique (acoustique). Les voyelles phonémiquement similaires mais phonétiquement nouvelles semblent les plus difficiles à apprendre à produire correctement pour les apprenants des langues étrangères/secondes.

A series of 3 experiments were conducted to examine the behaviour of Japanese-speaking learners of French (JSL) concerning the perception and production of French /u/, /y/ and /ø/, compared with English-speaking learners of French, in order to examine how L2 (second language) vowels which do not have phonemic and/or phonetic equivalents in L1 (native language) are acquired by learners.
The results indicate that JSL tend to produce French /u/ with a high F2 (> 1000 Hz), which is heard as /ø/ by native French (NF) listeners. They suggest that French /u/ is considered by JSL as phonemically similar to Japanese /u/ (as a high back vowel) and produced as such, while the phonetic realisation of French /u/ is new and different; and that /y/ is considered as both phonemically and phonetically new, and /ø/ as phonemically new but phonetically (acoustically) similar. Phonemically similar but phonetically new vowels seem to be most difficult to learn to produce accurately for foreign/second language learners.

Do French-speaking learners simply omit the English /h/?
It is commonly considered that French-speaking learners of English tend to omit the voiceless "glottal fricative" /h/ (Ostiguy et al. 1996, among others). This type of consonant observed in different languages is actually best described as a voiceless approximant without any particular place of articulation, with the vocal folds apart (Ladefoged 1990). Halle and Stevens (1971) define it with the feature [+ spread glottis].
In observing cases where the English /h/ is "omitted" by a French-speaking learner, not only the absence of turbulent noise but another acoustic phenomenon is often observed, namely, a hard vowel onset, which suggests the presence of a glottal stop preceding the vowel. If a glottal stop is produced, the glottis is closed and therefore it is only natural that [h], pronounced with the glottis open, should not be articulated. Do French-speaking learners show this tendency systematically?
A set of recordings of recitations of the nursery rhyme "Humpty Dumpty" was analysed. The speakers were 40 first-year students enrolled in LCA at Université Paris-Est Marne-la-Vallée in 2007-2008. The H2 (second harmonic) / H1 (first harmonic) ratio (difference of intensity in dB) at the onset of the first vowel in the word "Humpty" at the beginning of stanza was measured as an indication of voice quality. A comparison between cases where the initial /h/ was pronounced and where it was not shows that H2/H1 ratio is higher in the latter case, suggesting that the glottis was less open when /h/ was not pronounced.
These findings suggest that those French-speaking learners who have difficulty producing /h/ show "wrong" articulatory gestures: tensing the vocal folds instead of relaxing them, closing glottis instead of opening it to allow the pulmonic air-stream necessary for [h]. Pronunciation activities involving relaxing movements (e.g. sigh) may help to raise learners' consciousness about these articulatory gestures.

Perception de vocoïdes postérieurs fermés synthétisés : l'effet de la configuration labiale et de la position de la langue sur les auditeurs francophones et japonophones
La réalisation typique du /u/ français en contexte isolé est souvent considérée comme un exemple type de voyelle postérieure fermée arrondie, qui correspond à la définition de la voyelle cardinale numéro 8 [u]. Ce type de voyelle est caractérisé acoustiquement par un regroupement des deux premiers formants en dessous de 1000 Hz (Vaissière 2007, entre autres).
L'équivalent phonémique du japonais /u/ (voyelle postérieure fermée dans un système à 5 voyelles /i e a o u/), dont la réalisation phonétique est communément décrite [ɯ], présente, en contexte isolé, une constriction de langue plus antérieure avec les lèvres moins fermées que le /u/ français (Uemura 1990 pour le japonais, Bothorel et al. 1986 pour le français). Le produit acoustique de cette configuration articulatoire présente des F1 et F2 plus élevés (F2 > 1000 Hz) que le /u/ français.
Comment les deux paramètres articulatoires, la configuration des lèvres et la position de la langue, influencent le produit acoustique et la perception des auditeurs francophones et japonophones ? Nous avons simulé les variations de ces deux paramètres articulatoires en utilisant le synthétiseur articulatoire VTCalc (Maeda 1982).
Trois séries de continuum ont été créées en partant d'un [u] français typique : A. modification de l'ouverture des lèvres et de l'avancement de la langue (entre [u] et [ø] français, et son extension) ; B. l'avancement de la langue uniquement ([u] français avec la langue mise progressivement vers l'avant) ; C. l'ouverture des lèvres uniquement ([u] français avec les lèvres progressivement moins arrondies et protruses). Nous avons observé une montée de F2 dans toutes les trois séries, et de F1 dans A. et C. (notamment dans cette dernière), comme attendu selon les nomogrammes de Fant (1960).
En utilisant ces vocoïdes synthétisés, une expérience d'identification perceptive et d'évaluation a été réalisée auprès de 16 auditeurs francophones natifs et 16 auditeurs japonophones natifs.
Les résultats obtenus auprès des auditeurs francophones montrent les suivants : i) la labialisation et la position de la langue (postériorité) jouent un rôle important dans la perception du /u/ français. ii) des vocoïdes synthétisés en tant que voyelles postérieures fermées non-arrondies ont été perçus majoritairement comme /œ/. iii) les stimuli qui ont un F2 supérieur à 1000 Hz ne sont pas perçus comme un bon exemplaire du /u/ français, mais plutôt comme /ø/.
Par contraste, les auditeurs japonais (non apprenant le français) qui ont identifié les mêmes stimuli comme voyelles du japonais ont perçu généralement le /u/ japonais dans les zones où les auditeurs francophones ont entendu /u/ et /ø/, ce qui suggère que les auditeurs japonophones perçoivent le /u/ japonais dans une zone articulatoire et acoustique (sur l'axe de F2) plus large. Ces résultats expliquent le fait que les apprenants japonophones ont des difficultés à distinguer /u/ et /ø/ sur les plans de la perception et de la production.
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